Vincent Bolloré optimiste pour l’avenir de Canal+

Ce mardi dans les colonnes des « Echos », le président de Vivendi et du groupe Canal +, Vincent Bolloré, a affirmé que la chaîne cryptée était « sauvable ».

«  La diète à Canal + était nécessaire. En réalité, Canal est redressé. (…) Les résultats seront assez visibles rapidement, j’espère.  » Vincent Bolloré est convaincu de la pertinence de sa stratégie. «  Le nombre d’abonnés augmente beaucoup en juin par rapport à juin de l’an dernier, pour la première fois.

Les problèmes de Canal + ont commencé bien avant [mon arrivée]  », a-t-il assuré ce mercredi aux sénateurs qui l’ont auditionné. Et d’insister  : «  Je ne suis pas la cause des problèmes, je suis la conséquence et peut-être la solution.  »

Le patron de Vivendi et de Canal + est également resté droit dans ses bottes quand il a été interrogé sur la déprogrammation l’an dernier d’une enquête sur l’évasion fiscale au Crédit mutuel. «  Ce documentaire, je ne l’ai jamais vu  », a-t-il expliqué. Son n°2, Maxime Saada, est venu en soutien  : si le sujet n’a jamais été diffusé, c’est parce qu’il avait perdu de son intérêt puisque «  les informations étaient sorties dans Mediapart  ».

«  Les journalistes d’iTélé disent eux-mêmes qu’ils sont trop libres  »

Vincent Bolloré s’est également exprimé sur le numéro de Complément d’enquêteévoquant les activités de son groupe en Afrique. L’émission de France 2 s’était penchée sur les conditions de travail dans une plantation d’huile de palme. «  Cette plantation ne nous appartient pas, aucun cadre de Bolloré n’y travaille. Nous sommes minoritaires  », a-t-il indiqué. Les actionnaires majoritaires «  ont envoyé un huissier qui a constaté que la personne qui dit avoir 14 ans [citée dans l’enquête] en a 20. (…) Le procès dira ce qu’il en est.  »

Concernant iTélé et la crainte des salariés de la chaîne de voir des publireportages arriver à l’antenne, Maxime Saada a déclaré qu’il n’y avait eu «  aucune consigne  » sur ce point. «  Les journalistes de Cnews [ futur nom d’iTélé] disent eux-mêmes qu’ils sont libres, parfois trop libres.  »