Victoire pour les taxis italiens : la justice interdit Uber

Les taxis italiens ont remporté leur bataille juridique contre Uber. De l’autre côté des Alpes, la justice a décidé d’interdire sur l’ensemble du territoire les services de la plateforme de réservation en ligne pour «  concurrence déloyale  ».

Les chauffeurs de véhicules Uber ont exprimé leur inquiétude après cette décision de justice. «  S’ils bloquent Uber, je me retrouve sans rien, à mille kilomètres de chez moi  », explique dans La Repubblica Gregorio Maurizio, 44 ans, qui a quitté il y a un an son emploi dans un supermarché de Sicile pour se lancer à Rome dans le service de voiture de transport avec chauffeur (VTC).

Saisi par des associations de taxis traditionnels, le tribunal de Rome a jugé qu’Uber constituait «  une concurrence déloyale  », interdisant ses applications en ligne ainsi que leur promotion. Le jugement est assorti d’une astreinte de 10.000 euros par jour de retard à compter du 10e jour suivant sa publication. La société Uber a indiqué qu’elle allait faire appel de la décision basée, selon elle, «  sur une loi vieille de 25 ans qui n’est plus le reflet de l’époque  ».

Nouveau revers pour l’entreprise américaine

«  Le gouvernement italien ne peut plus perdre de temps et doit désormais décider s’il veut rester ancré dans le passé ou s’il veut permettre aux Italiens de bénéficier des nouvelles technologies  », ajoute Uber. Cette décision de justice constitue un nouveau revers pour l’entreprise américaine en Italie après celle d’un tribunal de Milan qui, en 2015, avait interdit ses services de transport Uber-Pop, qui met en relation des clients avec des chauffeurs non professionnels. Ce jugement a été confirmé il y a quelques semaines par un tribunal de Turin, après un recours d’Uber.