Affaire Morandini : iTELE ouvre une « clause de conscience » pour les journalistes

iTELE ouvre une « clause de conscience » pour les journalistes souhaitant quitter la chaîne.

La direction d’iTELE prend cette décision, qui ouvre le droit à des indemnités de départ, en réponse aux salariés qui se plaignent de l’arrivée de l’animateur à l’antenne. Morandini demande à ce qu’on le « laisse travailler ».

iTELE a ouvert une « clause de conscience » pour les journalistes qui souhaitent partir plutôt que travailler avec Jean-Marc Morandini, a indiqué vendredi à l’AFP un porte-parole de la chaîne de Canal+. La rédaction de la chaîne du groupe déjà échaudée par un plan d’économies drastique, avait appris vendredi dernier « avec consternation » l’arrivée de l’animateur pour réaliser une émission quotidienne sur l’actualité des médias.

Une protestation massive des journalistes

Avec cette mesure d’indemnité de départ, la direction de la chaîne d’info réplique aux journalistes qui ont massivement protesté mardi 11 octobre. Un courrier devrait être envoyé vendredi 14 octobre aux journalistes pour préciser les conditions de cette clause, selon une source proche du dossier. Une assemblée générale des salariés avait lieu en fin de matinée. Par ailleurs, la Société des journalistes a été reçue ce vendredi 14 octobre par la direction. Aucune décision n’a été prise concernant la date exacte du retour de l’animateur à l’antenne, a précisé le porte-parole.

Jeudi 13 octobre, par une tribune dans le Monde, la Société des journalistes d’iTELE avait demandé expressément à Jean-Marc Morandini de renoncer à son émission, après avoir voté mardi à une écrasante majorité une motion de défiance contre sa direction. A son tour, ce dernier a également répondu par une tribune toujours dans le Monde, vendredi 14 octobre, a demandé que soit respectee « la présomption d’innocence ». L’animateur de 51 ans, mis en examen le 23 septembre, a été mis en retrait des plateaux de NRJ 12 et des matinales d’Europe 1, dont il était un pilier depuis des années.