La première Fête du court métrage est à vivre à partir du 15 décembre

La première Fête du court métrage, avec plus de 6.000 séances gratuites dans plus de 3.000 sites répartis en France se tiendra du 15 au 18 décembre dans toute la France, avec des projections dans les cinémas, mais aussi les prisons, les écoles ou les hôpitaux.

Cette première édition, parrainée par les comédiens Vincent Lacoste (« Victoria », « Hypocrate » et Bérengère Krief (« Adopte un veuf »), est née de la réunion de deux manifestations, « Le jour le plus court », opération nationale autour du court  métrage qui se tenait depuis 2011, et l’événement parisien « Faites des courts, faites des films ».

La Fête, qui a pour objectif de mieux faire connaître le court métrage, aura cinq villes phares, Angoulême, Rennes, Saint-Etienne, Lille et Paris, tandis que vingt autres auront le titre d' »ambassadrices ». Mais toutes les villes de France pourront sélectionner les courts métrages mis à la disposition par les organisateurs, classés en vingt-cinq thématiques, dont une pour les enfants.

Toutes sortes de lieux se mobiliseront pour cette opération, cinémas mais aussi écoles, hôpitaux ou commerces, qui pourront « aller chercher d’autres films » que ceux proposés, indique le commissaire de la manifestation Samuel Prat. Une dizaine de prisons participeront aussi à l’événement, notamment celle des Baumettes à Marseille, qui présentera un court métrage.

Dix-sept lieux de projections mobilisés

Des animations seront aussi organisées autour de la création cinématographique : le public pourra notamment tourner en direct dans un studio grandeur nature à Saint-Etienne, ou observer un tournage professionnel à Lille. A Gap, dix-sept lieux de projections seront mobilisés dont des vitrines de magasins et des murs de la ville, tandis qu’à Arles, les spectateurs pourront voir la mise en musique d’un film par un orchestre symphonique. A Paris, des animations seront organisées notamment pendant les quatre jours au Carreau du Temple, avec « un atelier de maquillage professionnel, ‘un vidéo maton’ où les gens pourront faire des films, un cascadeur qui va faire des cascades avec des enfants… », détaille Samuel Prat.

« Il y a la Fête de la musique, la Fête du cinéma, il manquait la Fête du court métrage ! Or le court métrage est précisément le format par lequel le cinéma peut continuer de se réinventer », a indiqué à l’AFP Frédérique Bredin, présidente du Centre national du Cinéma (CNC), qui soutient et cofinance cet événement organisé par l’association Faites des Courts Fête des Films.